Près de 14% des logements sont des passoires thermiques en France

L’Observatoire National de la Rénovation Energétique a publié en décembre 2024 un rapport faisant état de la performance énergétique des logements en France au 1er janvier 2024.

Établi sur la base des DPE collectés par l’ADEME entre janvier 2023 et mars 2024, le rapport dresse un état des lieux intéressant de la performance énergétique des logements en France. Il met également en lumière les défis qui restent à relever pour atteindre la neutralité carbone.

Environ 4,2 millions de logements non vacants (occupés comme résidences principales) ont des étiquettes énergétiques F ou G et sont par conséquent des passoires thermiques.

Cela représente près de 14% des logements. Ce taux est de 15,6% si l’on prend en compte l’ensemble du parc de logements, y compris vacants.

Les logements anciens et les petites surfaces sont les plus énergivores

En moyenne, les maisons individuelles et les appartements de petite surface sont plus énergivores. Les logements anciens, construits avant 1975, enregistrent la plus grande proportion de passoires thermiques.

Les logements loués (parc locatif privé) sont également moins performants thermiquement que ceux occupés par leurs propriétaires.

L’Île-de-France concentre le taux le plus élevé de logements énergivores en France

Les passoires thermiques représentent 20% des logements franciliens. Ce taux passe à 43,8% lorsqu’on prend en compte en plus les logements en étiquette E.

Ce taux s’explique par la forte concentration de logements anciens et de petites surfaces en Île-de-France.

Le parc locatif privé moins performant

La proportion importante de logements en habitat collectif (appartements) de petites surfaces et anciens en font un parc de logements particulièrement énergivores.

1,3 million de ces logements sont des passoires thermiques (près de 16% du parc locatif privé). Ils sont plus nombreux dans l’habitat collectif (appartements) et dans les immeubles en monopropriété (16%) qu’en copropriété (14%).

De plus, ces logements sont principalement occupés par des ménages aux revenus modestes (24% des ménages appartiennent au premier quintile de revenus) et âgés (35%).

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