Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) permet de classer les logements existants selon leur performance énergétique et selon leur impact sur l’environnement en matière d’émissions de gaz à effet de serre.

Les étiquettes énergétiques vont de A (le moins énergivore) à G (les plus énergivores). Elles expriment les consommations annuelles d’énergie du logement rapportées au m² de surface habitable (notées C dans le schéma ci-dessous). L’unité est kWh/m²/an.

consommations annuelles d’énergie du logement

Le DPE doit être fourni dans le cadre de toute transaction immobilière : achat/vente ou location. Il renseigne le futur acquéreur ou le futur locataire sur les consommations d’énergie du logement donc, sur le niveau de ses dépenses.

Ces dernières années, les informations contenues dans le DPE ont été enrichies. On y trouve notamment la liste des travaux recommandés par le diagnostiqueur afin de réduire les consommations d’énergie du logement et par conséquent, en améliorer l’étiquette énergétique.

Ainsi, le DPE influence de plus en plus les décisions des acheteurs et impacte la valeur foncière des logements. C’est ce que nous appelons « la valeur verte ».

De nombreuses études montrent l’existence d’une corrélation entre l’étiquette énergétique d’un logement et sa valeur sur le marché de l’immobilier. Les logements dont l’étiquette énergétique est élevée (A, B C ou D) sont mieux valorisés par les acheteurs.

Cela est particulièrement vrai dans les zones peu tendues. Mais cela commence à impacter également des villes où la tension immobilière est plus forte, notamment du fait de la Loi Climat et résilience qui inscrit la lutte contre les passoires thermiques au cœur des politiques publiques avec le gel des loyers des logements classés F et G à partir du 24 aout 2022, et l’interdiction progressive des locations des logements les plus énergivores à partir du 1 er Janvier 2025. Les logements classés G ne pourront plus être loués.

Enfin, le DPE prend encore plus d’importance aujourd’hui grâce à l’ANAH (l’état) qui conditionne l’octroi des aides à la rénovation énergétique au nombre de classes énergétiques que les travaux permettent de réaliser.

A partir d’un saut de 2 étiquettes énergétiques, un particulier peut bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 56 000€. Pour en savoir plus sur l’aide MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné cliquez ici

L’ANAH prévoit cependant un assouplissement important qui vise à faciliter les rénovations moins ambitieuses : le DPE n’est plus exigé dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’ par geste à partir du 15 Mai 2024. POur en savoir plus sur l’aide MaPrimeRénov’ par geste, cliquez ici